Monumental Goose Game
On July 12, 2026, Gwendoline Finaz de Villaine unveiled her new monumental installation: a giant Game of the Goose laid out along Madison Avenue in New York. Visitors were invited to play life-size on the mural, using giant dice. The artist created this piece in collaboration with illustrator Pauline Lévêque, as part of Bastille Day, organized by L'Alliance New York. The work was then installed on September 19, 2026 on the Parvis des Droits-de-l'Homme at the Trocadéro in Paris, in partnership with the Cité de l'Architecture et du Patrimoine.
From New York to Paris, this project commemorated 250 years of friendship between France and the United States. More than 100,000 visitors experienced this immersive work, which received acclaim from the international press, including Fox News, Forbes, Le Figaro, Le Point, Le Parisien, and Paris Match.
The project was supported by Paris je t'aime – Paris Tourist Office, the Cité de l'Architecture et du Patrimoine, the 16th arrondissement Town Hall, and the City of Paris.
Le Jeu de l'Oie monumental au Trocadéro, 19 septembre 2026.
Le Jeu de l'Oie monumental sur Madison avenue, 12 juillet 2026.
"Spread your wings, Oh! You who have tasted, Tasted the labyrinth, The tiles of paper, Feather by which fate, Fate is cast, Life is loyal, Like a roll of the dice."

EXTRAITS DU DISCOURS INAUGURAL PLACE DU TROCADÉRO, SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2026
Monsieur le Maire,
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Nous voici face à la tour Eiffel, devant une œuvre qui n'est ni un tableau, ni un décor. C'est un portail magique vers l’enfance.
Il y a quelques années, je jouais au jeu de l'oie avec mes grands-parents à Champs-sur-Marne. Je faisais du roller blade sur ce parvis avec mon frère. Je ne savais pas que j'y peindrais un jour, avec la complicité de Pauline Lévêque, un monde entier.
C'est cela, l'art : il rend aux souvenirs une forme qu'on n'aurait jamais osé rêver.
Ce Jeu de l'Oie monumental est né d'une question : et si l'on pouvait entrer dans un tableau ? Ne plus le regarder mais l’arpenter comme une scène de théâtre. Ne plus être spectateur — devenir le pion vivant du jeu.
C’est l’idée de ce projet, imaginer une œuvre d’art plateau, qui se transforme progressivement en expérience collective.
Deux ans de travail à New York. Des refus, des doutes, des tempêtes. La toile bloquée dix jours en douane, à quelques heures de son déploiement sur Madison Avenue. Il aura fallu en franchir des cases, tomber dans des puits — et toujours relancer les dés.
Car le jeu de l'oie, c'est une métaphore de la vie : on avance, on chute, on tire des leçons de ses erreurs et l'on repart. C’est un jeu de résilience pure, dont l’héroïne est un animal madeleine de Proust de notre enfance, qui rappelle les attaches rurales de la France, ce pays que j’aime tant.
Notre chemin va des grilles de Versailles à la Statue de la Liberté. Après Madison Avenue, le voici à Paris, sur le parvis des Droits-de-l'Homme, pour les 250 ans de l'amitié franco-américaine — une amitié qui est elle-même une traversée. Il y a près de cent quarante ans, la France offrait aux États-Unis la Statue de la Liberté. Aujourd'hui, une œuvre traverse l'Atlantique à son tour. Elle ne parle ni français ni anglais : elle parle l'art, et le jeu — les deux seules langues vraiment universelles. Elle rappelle que l’amitié entre les peuples se construit aussi de symboles.
Levez les yeux vers le Palais de Chaillot. Paul Valéry y a fait graver ces mots : « Ami, n'entre pas sans désir. »
On n'entre pas dans une œuvre d'art par hasard. Il faut le désir de regarder. Le courage de ne pas tout comprendre. La liberté de se laisser surprendre.
Alors n'entrez pas sur cette toile sans désir. Entrez-y avec votre part d'enfance — pour jouer, et pour rencontrer ceux que le hasard mettra sur votre chemin.
On entre pieds nus dans cette œuvre comme dans un sanctuaire de joie.
Cette fresque est née de deux univers : Pauline Lévêque a dessiné, avec un magnifique talent, les cases de ce voyage entre Paris et New York. J'en ai imaginé le concept, le poème, et peint le fond monumental. Elle est née d'une aventure humaine — celle où des artistes, des institutions et des amis décident d'avancer ensemble, jusqu'à ce que l'impossible change de nom et devienne réalité.
Merci à la Ville de Paris, à la Mairie du 16ème, à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, à Tatyana Franck et L'Alliance New York, à Carole et Philippe Delouvrier, Martine Kaufman, Jean-Christian Agid, Marie de Foucaud, Mohamed Bouabdallah et la Villa Albertine, Cédrik Fouriscot ainsi qu’à la Fondation de France — et à tous ceux qui y ont cru.
Dans un instant, cette œuvre ne sera plus la nôtre. Elle deviendra la vôtre. Elle fera d'un lieu de passage un lieu de rencontre, d'une peinture un territoire commun, d'inconnus des compagnons de jeu.
Que le hasard vous soit favorable. Que le jeu vous fasse rêver.
Ami, n'entre pas sans désir.
À vous de jouer.